Eschatologie: Prémillénarisme

Ce terme exprime le retour de Jésus-Christ avant le Millénium, le règne de paix de 1000 ans. Etant donné que le sujet est vaste, nous nous en tiendrons aux lignes principales. Les Juifs attendaient déjà un Royaume Millénaire à l’époque du Messie. Le Nouveau Testament, lui aussi, fait mention de ce Millenium.

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. »

Apocalypse 20:6

L’Eglise primitive

Papias (probablement 60-135 de notre ère) était à l’écoute de l’apôtre Jean et fut le compagnon de Polycarpe. Ce dernier naquit au plus tard en l’an 69. Leur travail commun date de la première partie du IIe siècle. Justin Martyre, (100-165) et Irénée (115-202) furent d’autres témoins de l’Eglise primitive.

Justin MartyreDans un de ses livres, à propos de l’avenir, Papias écrivit « qu’en raison de la promesse que Dieu avait faite à Abraham, un futur royaume terrestre était de rigueur. » Cette promesse est certaine. Cependant, malgré son long périple, Abraham ne l’obtint pas. Il la recevra avec sa semence (c.à.d. avec tous ceux qui craignent Dieu) lors de la résurrection des justes.

Melito était évêque de Sardes, une église de l’Asie mineure. Cette église est mentionnée dans Apocalypse 3 :1-6. Il est considéré comme prophète. La date de naissance et de décès de Melito ne sont pas connues, mais on situe sa mort vers l’an 160.

Les personnes mentionnées sont suivies par Tertullien (155-230) et ont toutes prêché le Millenium à leur génération. Hippolyte, élève d’Irénée, vivait environ entre 170 et 236 et décéda en exil sur l’île de Sardaigne.

Entre temps, un faux prophète nommé Montanus prétendit avoir reçu des révélations sur le prompt retour de Jésus. Il se disait le porte-parole du Saint-Esprit qui régnait en lui, ce Consolateur que Jésus avait promis. Deux prophétesses l’assistaient. Son charisme fit grande impression et fit de nombreux adhérents à ses thèses. Mais le Retour tardait et Montanus mourut en l’an 195. Aujourd’hui, on reconnaît en lui certains traits du Mouvement Charismatique.

Victorin prêcha, lui aussi, le Millenium. Il était connu vers l’an 270. Au cours des persécutions sous l’Empereur Romain Dioclétien (245-313), il mourut en martyre en l’an 303. Dans cette liste, Commode (connu vers 250) et Lactance (250-320) doivent être, eux aussi, mentionnés.

A cette époque, tout comme aujourd’hui, les hommes avaient des pensées différentes à ce sujet. Origène, qui fit autorité, vivait entre 185- et 235. Le premier défi ouvert, envers la doctrine du Millenium vint de ce conducteur expérimental. Il ne croyait pas à un Royaume de Dieu à la lettre. Selon lui, on ne devrait pas le comprendre littéralement mais spirituellement. En particulier, c’était le cas dans la période après le règne de l’Empereur Constantin le Grand qui vivait 274/280-337. Jusqu’alors, les Chrétiens étaient violemment persécutés.

Après la soi-disant conversion de Constantin, la religion chrétienne fut officiellement admise et reconnue. La souffrance appartenait au passé et il n’y avait plus lieu de considérer le retour de Jésus-Christ comme auparavant. On croyait le Millenium arrivé.

Début du Moyen Age

Au début du Moyen Age, Augustin (354-430) exerça une grande influence, mais, beaucoup plus tard, il inspira également les Reformateurs. Il reste toujours l’un des plus puissants éléments dans la pensée occidentale. Au départ, Augustin suivit la doctrine du Millenium telle qu’elle avait été prêchée. Puis, à cause de malheureux abus de certains prédicateurs de la doctrine, il se démarqua nettement. Il finit par croire qu’il n’y aurait pas de Millenium pour trois raisons:

  • Premièrement, il réagit aux débauches des Donatistes, des chrétiens nord-africains, qui, au IVe siècle, voulaient une forme plus simple et plus biblique de l’Eglise. Ce courant survint immédiatement après la grande persécution contre les chrétiens sous l’empereur Dioclétien. Ils s’adonnaient à la nourriture excessive et aux abus de boisson. Sachant leur croyance au Millenium, mais constatant leur débauche, Augustin fit la liaison entre leur conduite sensuelle et leur expectative du futur terrestre.
  • Deuxièmement, à l’approche de l’an 500, se produisirent des “célébrations.» Certains commentateurs spéculèrent sur la date de naissance de Jésus-Christ qu’ils situèrent 5500 ans après la Création. Pour Augustin, c’était inacceptable. Pour lui, ces choses relevaient du monde terrestre et non du monde spirituel.
  • Troisièmement, imitant Origène, Augustin adhérait à l’interprétation allégorique, c’est à dire à l’interprétation non littérale de la Bible. Pour Augustin, le Millenium décrit en Apocalypse 20:1-6 devint donc la représentation symbolique de Christ avec les saints. Ainsi, le IVe siècle devint-il un temps de grand changement dans le domaine de l’expectative du futur pour le chrétien. Et Augustin adopta l’A-millenarisme qui enseigne l’absence de Millenium, doctrine qui sera la position populaire des Réformateurs. Les Luthériens (Allemagne), les adhérents d’Ulrich Zwingli (Suisse) et de Jean Calvin (France) l’adoptèrent. Dans son oeuvre intitulée « Institution Chrétienne », Calvin nomma le Millenium « une fiction trop puérile pour y consacrer un mot. » Les Anglicans (Angleterre) adoptèrent la même position.

Histoire de l’interprétation

Interprétation signifie explication. L’interprétation littérale de la Bible remonte à Esdras. Après lui, les rabbins appliquèrent non pas l’explication allégorique ou figurée, mais l’explication littérale. Malheureusement d’une mauvaise manière. Le début de cette méthode fut appliqué au lendemain du retour de l’exil (Néhémie 8 :1-16), environ 445 ans avant Jésus-Christ. Au premier siècle après Jésus-Christ, les Juifs, qui habitaient en Egypte et qui adhéraient à la philosophie de Platon, commencèrent à suivre la pensée grecque dans leur compréhension de l’Ancien Testament dans un sens figuré. Le Juif Philon d’Alexandrie était un adepte de cette méthode. Il aspirait à une réconciliation entre la philosophie grecque et la loi de Moïse afin de se rendre acceptable auprès des Grecs. A cette fin, il utilisa l’explication figurée (allégorique) de la Bible. L’interprétation littérale des Juifs était comparable à la méthode grammaticale et historique d’aujourd’hui, mais dans un mauvais sens. Ils interprétaient le texte dans un sens littéral si extrême que le sens en fut perdu. Mais l’abus d’une méthode n’exclut pas forcément la justesse. Autrement dit, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

A une occasion, l’apôtre Paul se servit de la méthode allégorique (interprétation figurée en Galates 4:24). Cela ne signifie pas que l’interprétation figurée était sa manière usuelle d’interpréter la Bible. Au contraire. Le Seigneur Jésus-Christ Lui-même utilisa cette méthode. Les auteurs néo-testamentaires, eux aussi, interprétaient l’Ancien Testament de façon littérale.

Antioche en Alexandrie

Pendant la période des pères de l’Eglise du IIIe siècle et plus tard, il y eut deux écoles exégétiques (Exégèse signifie explication de texte) : l’école d’Ántioche qui croyait à l’interprétation littérale de la Bible et l’école d’Alexandrie qui, au contraire, croyait à l’interprétation figurée. Clément (150-215) et Origène, (185-254) d’Alexandrie croyaient à l’origine divine de la philosophie grecque et que les Saintes Ecritures devaient être comprises au sens figuré. Tertullien, (160-220) et Irénée (130-220) croyaient exactement le contraire. Les théologiens de ces deux villes se retrouvaient donc face à face dans leurs interprétations controversées de la Bible. Ceux d’Antioche avaient un entendement plus profond pour l’interprétation correcte de la Bible que tous ceux qui précédèrent ou suivirent 1000 ans plus tard.

Diodore de Tarse fut le fondateur de l’Ecole d’Antioche et le professeur de Chrysostome (AD. 347-407) et de Théodore de Mopsuestia. Vers l’an 428, ils furent les représentants les plus logiques de cette Ecole. Ils rejetèrent la théorie d’Origène, mais tragiquement l’Eglise rejeta l’Ecole d’Antioche. Des siècles obscurs suivirent et ce fut alors la période d’une quadruple interprétation biblique : littérale, morale, allégorique et analogue. La Bible dut s’adapter à la tradition de l’Eglise. C’est Origène qui attribua une triple interprétation au texte biblique : une littérale, une morale et une mystique. Le texte fut donc spiritualisé au goût du siècle.

AugustinAugustin, (354-430), le grand Père de l’Eglise, fut parmi les premiers à adapter les Saintes Ecritures à l’interprétation de l’Eglise. Le souhait d’associer la philosophie grecque aux Saintes Ecritures conduisit à l’interprétation figurée / allégorique. Par leur interprétation biblique exagérée, les Manichéens déroutèrent Augustin. La religion de Mani (syncrétisme inspiré du zoroastrisme, du bouddhisme et du christianisme) était l’un des plus grands courants religieux côtoyant le Christianisme. Lorsque Mani, né en 216, eut 24 ans, son “moi” supérieur se réveilla. Ce « moi » étant lié à un être spirituel supérieur, il se crut être le Saint Esprit. et attribua un sens spirituel à la Bible. Avec cette nuance : tout ne devait pas être pris au sens spirituel.

Il existe, tout aussi bien, une interprétation littérale, allégorique ou spirituelle. Etant donné que les Saintes Ecritures avaient plus d’un seul sens, l’interprétation allégorique était justifiée. En théorie, ce qui était compris au sens spirituel, devait reposer sur la signification littérale et historique du texte1. Il ne faut pas oublier qu’Augustin vivait à l’époque de la controverse entre Alexandrie et Antioche. Selon lui, le Millénium avait commencé. Au temps de la Réforme, ce renvoi ne fut pas simplement adopté, mais encore aggravé par les excès anabaptistes où il est fait abstraction de la nature céleste et spirituelle du Royaume de Dieu2. C’est ici même que l’on bascule d’une extrémité à l’autre. Les adeptes extrémistes de Menno Simons (Mennonites) voulurent, ici et maintenant, fonder le Royaume de Dieu. Cette complication conduisit à un rejet complet de l’attente initiale du futur biblique, telle qu’elle fut enseignée et crue pendant les premiers siècles. Toutefois, pendant cette période, cette conviction ne fut pas unanime.

Renaissance dans les Temps Modernes - XVIIe et XVIIIe siècles

Du VIIe au XIIe siècle, siècles influencés par la Scolastique (combinaison de théologie et de philosophie grecque du XIIe au XVIe siècle), ceux qui contribuèrent à rechercher et comprendre l’interprétation de la Bible, furent rares. Pendant les XVIIe et XVIIIe siècles les Piétistes adoptèrent, de façon surprenante, la doctrine du millenium. Ils adhéraient au post-millénarisme, c’est à dire qu’ils croyaient bien au retour de Jésus Christ, mais après le millenium. Les mieux connus parmi eux étaient l’Anglais Daniel Whitby (168801726), l’Allemand Albrecht Bengel (1687-1752) et l’Américain Jonathan Edwards (1703-1758). Au XIXe siècle, ils donnèrent une nouvelle impulsion au millénarisme et crurent que le déclin de l’Eglise Catholique Romaine faciliterait le chemin de la conversion et le rétablissement d’Israël.

Edwards croyait qu’íl y aurait un type de millenium 1260 ans après l’an 606 (c’est à dire en 1866) lorsque Rome serait reconnue comme autorité universelle. Toutefois, les Américains Increase et Cotton Mather déclarèrent ouvertement croire à un millenium littéral.

Du XIXe siècle à aujourd’hui

Entre 1790 et la première moitié du XIXe siècle, les évangéliques anglais acceptèrent généralement le millenium littéral, même dans l’Eglise anglicane. Au XIXe siècle, la doctrine du millenium fut de plus en plus acceptée, en particulier par les Irvingites, issus du réveil (à Londres en 1830) suscité par Edward Irving. L’Eglise Apostolique Catholique, à l’appellation mal adaptée et historiquement fausse, est issue de cette doctrine renaissante. Irving spéculait sur le prompt retour de Christ et, en 1827 et 1828, attirait des dizaines de milliers d’auditeurs jusque dans les milieux sociaux les plus élevés. Il réunissait des gens qui, par une abusive application des dons spirituels, avaient été expulsés par d’autres parties de l’Eglise. Après avoir fondé une église à Londres, Irving vit de nombreux auditeurs le rejoindre. Il nomma des apôtres conduits par des paroles prophétiques et qui le considéraient comme leur évêque.

L’histoire de Montanus au IIe siècle se répétait donc. Ces mêmes phénomènes se reproduisent de nos jours dans le mouvement charismatique. Les frères de Plymouth (Assemblée de Frères), eux aussi, croyaient au Millenium, puis les Témoins de Jéhovah et les Adventistes du 7e Jour. C’est ici, précisément, que se produit la confusion avec les chrétiens fidèles à la Bible. Les deux mouvements précités mélangent ce qui est biblique et ce qui est non biblique.

Aux XXe et XXIe siècles, la doctrine du Millenium est largement répandue par les Communautés Evangéliques et Fondamentalistes jusqu’en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.

Dispensationalisme contre prémillénarisme historique

La doctrine de dispensation du Millenium considère Israël et l’Eglise comme distincts. Cette doctrine enseigne que le retour de Christ aura lieu avant la Grande Tribulation. Le dispensationalisme revient à John Nelson Darby (1800-1882), contemporain du nommé Edward Irving. Darby fut un théologien calviniste et le fondateur de l’Assemblée de Frères. La Bible Scofield était amplement répandue. Lewis Sperry Chafer (Dallas Theological Seminary) prit soin du niveau académique du dispensationalisme. D’autres noms bien connus dans ce domaine sont ceux des Américains John Walvoord, Charles Ryrie, Homer Payne, Charles Feinberg, Alva McClain, et les Suisses René Pache et Marc Tapernoux. Le prémillénarisme historique ne fait pas de distinction entre Israël et l’Eglise. Dans cette optique, l’Eglise vivrait la Grande Tribulation. Le dispensationalisme comme le prémillénarisme historique croient tous deux que l’Eglise sera enlevée. Plus tard, elle accompagnera Christ lors de Son retour pour participer à un Millenium littéral. Charles Spurgeon fut un promoteur connu du prémillénarisme historique. Aux jours d’aujourd’hui, le flambeau est repris par le théologien George E. Ladd (Fuller Theological Seminary).

Sans vouloir être dogmatiques, basant toutes choses sur l’étude biblique et la recherche historique, nous arrivons à la conclusion, que le prémillénarisme dispensationaliste est l’approche la plus biblique. Néanmoins, certaines questions demeurent. En effet, ce n’est qu’après l’accomplissement des prophéties que l’on découvre que les détails trouvent leur place. Pour cette raison, la prophétie n’est pas un pronostic. Le chercheur n’a qu’à s’en tenir à la Parole de Dieu, et, avec l’éclairage du Saint-Esprit, à en découvrir le sens. Il n’y a pas de place pour la spéculation, mais le grand obstacle est l’herméneutique.

Les théologiens réformés maintiennent que les prophéties non accomplies de l’Ancien Testament reçoivent non pas un accomplissement littéral, mais un accomplissement spirituel dans le Nouveau Testament. Ils sont majoritairement post-millénaristes. Jusqu’à ce jour, les Eglises Réformées ont maintenu un accomplissement spirituel au lieu d’un accomplissement littéral du retour de Jésus-Christ. Cela signifie que le retour se produirait après le Millenium, lorsque le monde entier se serait finalement converti. De ce fait, l’Eglise devrait traverser la Grande Tribulation. A l’opposé, les théologiens évangéliques, qui sont pré-millénaristes, maintiennent que les prophéties de l’Ancien Testament auront un accomplissement littéral. Par conséquent, l’Eglise sera enlevée avant la Grande Tribulation et ira à la rencontre du Seigneur dans les airs. (1 Thessaloniciens 4:13-18) tandis que le monde ne se convertira pas. Dans la Parabole du juge inique, le Seigneur Jésus dit:

« Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Luc 18:8

La parole de l’apôtre Paul nous éclaire pleinement :

« Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus -Christ et notre réunion avec Lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu’on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d ‘aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? »

2 Thessaloniciens 2:1-5

Après les Noces de l’Agneau, l’Eglise retourne avec l’Epoux en gloire sur la terre pour le règne du Millenium.

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clé de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. »

Apocalypse 20:1-6

Le Millenium ne doit donc pas être compris dans un sens symbolique ou spirituel, mais dans le sens d’un accomplissement littéral. Dès le début de l’histoire de l’Eglise, puis pendant les 3 siècles suivants, cette vérité fut prêchée sur le fondement du Nouveau Testament. Au cours des siècles, il y eut toujours des croyants, qui, souvent à contre-courant, restèrent fermement attachés au rocher de La Parole qui est La Vérité. Il en est de même aujourd’hui.

~Drs. K. van Berghem

  • 1Ramm, Interpretation. pp. 35-36
  • 2Berkhof, Christus. pp. 20, 253